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vendredi 17 février 2012

Siècle des Lumières : un nouveau pacte social

16 février 2012 - Institut français de Valencia.
Débat littéraire animé par Bouziane Khodja, avec Yahia Belaskri.

On a appelé le XVIIIème siècle celui des Lumières. En ces temps-là les gouvernants aimaient s'entourer de philosophes et de savants qui leur prodiguaient des conseils et les aidaient à comprendre un monde en plein changement.

Montesquieu publie "L'Esprit des Lois" en 1748 et Voltaire, dans ses Contes philosophiques, disserte sur le monde, la tolérance et une philosophie au service du progrès social. De son côté, Jean-Jacques Rousseau réfléchit sur l'origine de l'inégalité entre les hommes et sa pensée annonce la Révolution à venir... On va même emprunter aux astronomes l'image de la ronde de la terre autour de l'astre solaire pour illustrer le grand chambardement social qui renversera un roi (on n'est plus au temps du Roi-Soleil!) qui n'a pas vu venir la Révolution française.

Que penser aujourd'hui du rôle des écrivains dans la marche de l'Histoire ? Nos érudits et nos encyclopédies numériques interactives changeront-ils le monde alors que leur objectif n'est que le décrire et le rendre plus lisible ? Beau thème de réflexion en effet pour un débat littéraire.

mardi 17 janvier 2012

L'Intime chez Jean-Jacques Rousseau

19 janvier 2012 - Institut français de Valencia.
Débat littéraire animé par Bouziane Khodja.


Si Rousseau incarne aujourd'hui le philosophe engagé et une pensée qui a pu changer le monde, lui-même a vécu son destin comme une succession d'humiliations, d'échecs et de tourments. Cette image de génie incompris a fait de lui un romantique avant la lettre. À la fin de sa vie Rousseau a voulu se justifier et ses "Confessions" forment un livre autobiographique... Le premier du genre dans la littérature moderne. Il y revient sur l'idée selon laquelle la nature serait harmonieuse et l'homme 'naturellement' bon mais que ce serait la société et la fréquentation des 'autres' qui le rendraient mauvais.

Au cours de cette discussion littéraire, Bouziane Khodja propose de revenir sur cette notion de 'commencements' dans la littérature et sur l'apprentissage du monde. Entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la "réalité rugueuse", comment l'écriture garde-t-elle cette trace pure du rapport premier, libre et spontanée au langage ?

Dans l'autobiographie ou "écriture de soi", cette coïncidence entre la langue et l'introspection est-elle ce qui fait du récit de mémoire une œuvre d'art littéraire? Autre façon de poser la question : pour que l'écrit trouve toute sa valeur, doit-il être nécessairement sincère?