Débat littéraire animé par Bouziane Khodja.
Si Rousseau incarne aujourd'hui le philosophe engagé et une pensée qui a pu changer le monde, lui-même a vécu son destin comme une succession d'humiliations, d'échecs et de tourments. Cette image de génie incompris a fait de lui un romantique avant la lettre. À la fin de sa vie Rousseau a voulu se justifier et ses "Confessions" forment un livre autobiographique... Le premier du genre dans la littérature moderne. Il y revient sur l'idée selon laquelle la nature serait harmonieuse et l'homme 'naturellement' bon mais que ce serait la société et la fréquentation des 'autres' qui le rendraient mauvais.
Au cours de cette discussion littéraire, Bouziane Khodja propose de revenir sur cette notion de 'commencements' dans la littérature et sur l'apprentissage du monde. Entre blessures et émerveillements, appétit de vivre et affrontement à la "réalité rugueuse", comment l'écriture garde-t-elle cette trace pure du rapport premier, libre et spontanée au langage ?
Dans l'autobiographie ou "écriture de soi", cette coïncidence entre la langue et l'introspection est-elle ce qui fait du récit de mémoire une œuvre d'art littéraire? Autre façon de poser la question : pour que l'écrit trouve toute sa valeur, doit-il être nécessairement sincère?
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